Description

    Le/la Techniscéniste assure le déroulement technique de manifestations (spectacles, concerts, festivals musicaux, productions télévisée ou vidéo, etc.) selon les indications données par la personne en charge de l'organisation (régisseur, metteur en scène, etc.). Ils installent, règlent et exploitent les systèmes de sonorisation, d'éclairage et de projection vidéo utiles à la représentation, ainsi que les éléments scénographiques (décors, accessoires, etc.) en veillant particulièrement à la qualité de la production et à la sécurité des lieux, des emplacements et des infrastructures.

    La formation de Techniscéniste englobe tous les secteurs qui font la richesse de cette profession.
    Il s'agit pour l'apprenti·e d'aborder par la pratique les domaines de compétences opérationnelles suivants et d'en acquérir les compétences de base:

        A - Montage, réglage et exploitation du matériel d’éclairage
        B - Montage, réglage et exploitation du matériel de sonorisation
        C - Enregistrement, transmission et projection de matériel vidéo
        D - Montage, démontage et exploitation des équipements de scène
        E - Gestion des médias, des ordinateurs et des réseaux de données
        F - Evaluation et mise en œuvre des effets spéciaux
        G - Evaluation et application de la technique de sécurité
        H - Organisation, mise à disposition et contrôle de l'alimentation en énergie
         I  - Planification et réalisation des différentes étapes d’une production
        J - Gestion adéquate du matériel

      L'entreprise formatrice est le lieu de formation principale de la formation. L'apprenti·e est sous la responsabilité de son/sa Formateur·trice en entreprise. Ce dernier est responsable de la formation et du suivi de son/sa apprentie et dois assurer la formation pratique sur dans les domaines suivants:

      • éclairage
      • sonorisation
      • vidéo
      • scène
      • médias et réseaux
      • effets spéciaux
      • sécurité
      • Elecricité
      • Production
      • Gestion

      La formation en entreprise dure trois jours par semaine les deux premières années, puis quatre jours par semaine les deux dernières années.

      En complément à l'approche pratique en entreprise, l'école enseigne les branches théoriques réparties de la manière suivante:

      • 1440 heures d'enseignement professionnel, couvrant l'ensemble des domaines de compétence du métier, réparties comme suit:
        • éclairage (avec mathématiques): 240 h
        • sonorisation (avec mathématiques): 240 h
        • vidéo: 120 h
        • scène: 160 h
        • médias, ordinateurs et réseaux: 80 h
        • effets spéciaux: 40 h
        • sécurité: 80 h
        • alimentation en énergie (avec électrotechnique): 120 h
        • production (avec anglais): 240 h
        • gestion du matériel (avec sciences naturelles): 120 h
      • 480 heures de culture générale: langage, communication et société (civisme, droit, économie domestique, assurances, environnement, culture).

      La formation à l'école dure deux jours par semaine les deux premières années, puis un jour par semaine les deux années suivantes.

      Les cours interentreprises (CIE) apportent aux apprenti·es une approche pratique commune des compétences centrales du métier. Ils consistent en 7 cours, représentant 38 jours de formation, axés sur les thématiques suivantes:

      • scène (6 jours, en 1re année)
      • éclairage (6 jours, en 1re année)
      • sonorisation (6 jours, en 1re année)
      • vidéo (6 jours, en 2e année)
      • médias, ordinateurs et réseaux (6 jours, en 2e année)
      • effets spéciaux (2 jours, en 3e année)
      • sécurité (6 jours, en 3e année)

      Il n'y a pas de CIE la dernière année, ceci pour permettre une meilleure préparation de la procédure de qualification qui conduit au CFC (travail personnel d'approfondissement, travail pratique, examens oraux et écrits).

      Ces répartitions se réfèrent au plan de formation révisé au 1.1.2021 et s’appliquent aux formations commencées en 2021 et années suivantes. 

      Les apprenti·es ayant débuté leur apprentissage avec la version précédente du plan de formation terminent leur apprentissage dans le même cadre légal. Par conséquent, l’ancien plan de formation et l’ordonnance correspondante restent en vigueur jusqu'au 31.12.2026 pour les apprentissages en cours qui ont débuté avant 2021.

       



      La procédure de qualification

      La procédure de qualification vise à vérifier si la personne candidate a acquis les compétences opérationnelles nécessaires à l’exercice de l'activité professionnelle.

      Elle est définie dans l'ordonnance du SEFRI sur la formation initiale de techniscéniste CFC du 1er février 2011 et précisée par les dispositions d'exécution du 15 novembre 2014. 

      La procédure de qualification porte sur quatre domaines ayant des valeurs différenciées dans l’appréciation finale conduisant à l’obtention du CFC de techniscéniste.

        L’examen est effectué sous la forme d’un travail pratique individuel (TPI) d’une durée variant entre 16 et 40 heures, ou sous la forme d’un travail pratique prescrit (TPP) d’une durée de huit heures.
        Pour la Suisse romande, le service cantonal compétent et artos ont opté pour le TPP.
        Le travail pratique comporte les quatre domaines de compétence principaux:
        A éclairage, B sonorisation, D scène, G sécurité.
        La pondération des compétences opérationnelles qui sont examinées est précisée dans le procès-verbal d'examen pratique.
        La note du TPP compte triple dans la note globale (30%).
        Elle doit être au moins de 4 (suffisant) pour que l’examen final soit réussi.

        L’examen de connaissances professionnelles dure entre trois et quatre heures. Il comporte cinq épreuves écrites concernant les domaines:
        1 éclairage, 2 sonorisation, 3 vidéo & médias, 4 scène, 5 sécurité.
        La note de chaque domaine correspond au résultat de l'épreuve arrondi à une note entière ou à une demi note.
        En Suisse romande, il est complété par un examen oral d’une durée maximale de trente minutes portant sur les domaines:
        F effets spéciaux,  H énergie, I productions, J gestion du matériel.
        La note de l'oral est déterminée par le procès-verbal de l'examen oral.
        La note de connaissances professionnelles est la moyenne de ces six positions, arrondie à la première décimale. Elle compte double dans la note globale (20%).

        La note de culture générale est régie par l’ordonnance du SEFRI du 27 avril 2006. Elle est la moyenne des positions suivantes:
        la note d'école, le travail personnel d'approfondissement, l'examen final.
        Cette note compte double dans la note globale (20%).

        La culture générale est enseignée de manière similaire dans toutes les formations CFC et les exigences finales sont identiques pour tous·tes les apprenti·es.
        Des adaptations spécifiques à chaque profession sont proposées de manière dynamique par les enseignants.
        L’enseignement en culture générale transmet des compétences fondamentales permettant de s'orienter sur les plans personnel et social et de relever des défis tant privés que professionnels.

        Il vise notamment les objectifs suivants:

        • le développement de la personnalité
        • l’intégration de l’individu dans la société
        • l’encouragement des aptitudes à l’apprentissage et à l’exercice d’une profession
        • la promotion de connaissances et d’aptitudes économiques, écologiques, sociales et culturelles qui rendent les personnes en formation capables de contribuer au développement durable
        • la concrétisation de l’égalité des chances pour les personnes en formation des deux sexes dont le parcours scolaire et le vécu culturel sont différents

        Les candidats qui ont déjà suivi une première formation initiale ou qui disposent d’une maturité fédérale peuvent être dispensés des cours de culture générale.

        Dans ce cas, ils ne devront pas suivre la procédure de qualification dans ce domaine de compétence.

        La note de culture générale comptant dans la note globale du CFC est composée de la manière suivante:

        • La moyenne des notes de culture générale des huit semestres
        • La note obtenue pour le travail personnel d’approfondissement
        • La note obtenue lors de l’examen final

        La note d’expérience est la moyenne des notes semestrielles de l’enseignement professionnel et des notes des cours interentreprises.
        Elle compte triple dans la note globale (30%).

        Correspond à la moyenne pondérée des quatre domaines de compétence.
        Elle doit être au moins de 4 (suffisant) pour obtenir le CFC.

        Le certificat fédéral de capacité de techniscéniste est obtenu si la note du travail pratique et la note globale sont chacune au moins de 4.

         



          Article 32

          Toute personne au bénéfice d'une pratique professionnelle avérée peut se présenter aux examens conduisant au CFC de techniscéniste.

            Le candidat se prépare seul en fonction de son acquis professionnel et se présente, en candidat libre, aux mêmes examens que les apprentis ayant suivi une filière de formation initiale.
            Il peut aussi suivre les cours professionnels comme les autres apprentis, pour autant qu'une place soit disponible et qu'il s'engage à suivre l'entier des cours professionnels d'au moins la quatrième année de formation (les frais de ces cours sont à la charge du candidat).

            Examens

            L'examen comprend, par principe, toutes les branches d'un examen ordinaire de fin d'apprentissage selon l'ordonnance de formation des techniscénistes.

            Le candidat qui a réussi l'examen obtient le certificat fédéral de capacité (CFC).

            Celui qui échoue l'examen peut répéter deux fois les branches insuffisantes.

            Pour celui qui a déjà réussi un tel examen dans une autre profession, la Direction générale de l'enseignement postobligatoire vaudoise peut, par exemple, le dispenser de l'examen des branches de culture générale.

            Frais et informations spécifiques aux cantons

            Les frais d'examen sont répartis entre les états, les fonds destinés à la formation professionnelle et le candidat. 
            Selon les cantons, la prise en charge directe des frais par le candidat varie (jusqu'à 3000frs). 
            Il est alors conseillé de s'informer directement au service de formation professionnelle du canton dans lequel le candidat est inscrit:

            • Berne: Une partie des frais pris en charge par l'état. Solde facturé à l'entreprise formatrice;
            • Fribourg: Une partie des frais pris en charge par l'état.  Solde facturé à l'entreprise formatrice;
            • Genève: Total des frais pris en charge par l'Etat et la FFPC;
            • Jura: Une partie des frais pris en charge par l'état. Solde facturé à l'entreprise formatrice;
            • Neuchâtel: Une partie des frais pris en charge par l'état et le FFPP. Solde facturé à l'entreprise formatrice;
            • Valais: Une partie des frais pris en charge par l'état et le FCFP. Solde facturé à l'entreprise formatrice;
            • Vaud: Total des frais pris en charge par l'Etat et la Fonpro.

            Une cinquantaine d’apprenti·es, réparti·es sur les quatre années de formation et provenant de tous les cantons romands, suivent cet apprentissage en Suisse romande.

            Pratique professionnelle

            Etre au bénéfice d'une pratique professionnelle minimale de 5 ans, dont au moins 3 ans dans le domaine d'activité des techniscénistes.

            Cas particuliers

            Personnes occupées à temps partiel ou déjà titulaires d'un CFC. Il en sera tenu compte dans l'appréciation de la pratique requise. La décision incombe à la Direction générale de l'enseignement postobligatoire.

            Connaissances théoriques

            Vérifier si le parcours professionnel correspond aux connaissances théoriques indiquées dans l'ordonnance de formation et d'examen de fin d'apprentissage de la profession visée.

            Inscription

            L’ inscription doit être effective en règle générale jusqu'au 30 septembre de l'année précédant l'examen et le domicile légal du candidat détermine le canton qui gère l'admission à l'examen. Elle devra être accompagnée de photocopies de pièces prouvant l’activité professionnelle mentionnée sur la demande (pour les salariés: certificat de travail / pour les indépendants: attestation de l’autorité communale ou de la caisse AVS). Les demandes d’inscription sont à déposer auprès de la DGEP qui décidera de l’admission du candidat sur la base de son dossier.



              Historique

              Cette formation initiale d'une durée de quatre ans a été mise sur pied par artos et l'Association suisse des techniciens de théâtre et de spectacle (svtb-astt)Elle a été validée par la Confédération en 2011 et conduit à un Certificat Fédéral de Capacité (CFC).

              Les neuf premiers et premières Techniscénistes romand·es ont obtenu leur CFC le 3 juillet 2015.